Article publié le 18 mai 2017 par:

Une douzaine d’ingénieurs vont travailler à la création d’un logiciel de gestion du trafic des flottes de drones volant à basse altitude pour en assurer l’efficacité et la sécurité.

Pour composer des équipes efficaces autour d’un projet, on applique chez Amazon « la règle des deux pizzas » : une jauge alimentaire qui doit permettre de dimensionner la taille des groupes de travail, sans que ceux et celles qui les composent ne meurent de faim ni ne se nourrissent à l’excès – plus ou moins une dizaine de personnes, capables, avant tout, de communiquer efficacement.

Depuis mercredi 17 mai, on sait que les « livreurs de pizzas » devront désormais effectuer un arrêt supplémentaire à Clichy, en proche banlieue parisienne, là où est installé le siège d’Amazon France.

L’entreprise américaine vient en effet d’annoncer qu’elle y créait son premier centre de développement (R&D) composé d’une équipe d’une douzaine de personnes chargées de travailler sur le projet « Prime Air ». Lancé en décembre 2013, celui-ci doit permettre à terme au géant du commerce en ligne d’assurer la livraison de ses produits dans un délai d’à peine trente minutes, grâce à une flotte de drones volant à basse altitude.

Des obstacles

L’équipe montée à Paris, composée d’ingénieurs en informatique, aura pour mission de travailler spécifiquement sur la création d’un logiciel de gestion du trafic des flottes de drones pour en assurer à la fois l’efficacité et la sécurité.

« Il s’agit de faire en sorte que les drones coopèrent ensemble, qu’ils ne convergent pas tous au même moment dans un espace donné de l’espace aérien, qu’ils sachent réagir face à tous types d’obstacles prévisibles ou non prévisibles, que ce soit un avion, un oiseau ou un immeuble. Ce sont des questions très complexes qui nécessitent des traitements logiciels très poussés », explique Paul Misener, vice-président monde de l’innovation chez Amazon.

Amazon n’ignore pas que son projet pourrait aussi se heurter à un autre obstacle, celui des réglementations nationales qui limitent grandement l’usage des drones. Un argument que l’entreprise compte lever en faisant…

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